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Note personnelle n°1 : s'assurer de la solidité d'un nuage avant de faire le benêt dessus! Note personnelle n°2 : se méfier de l'être humain, il n'est pas toujours bon... Note personnelle n°3 : croire en la vie. Tout ce qui arrive est forcément nécessaire à la croissance de notre âme. Note personnelle n°4 : ne pas oublier que d'autres Anges ont aussi atterri ici. Les chercher. Note personnelle n°5 : la Terre n'est pas le Paradis. Certaines choses doivent être délaissées car "malsaines" pour un coeur pur Note à mes lecteurs : si votre vitesse de connexion n'est pas suffisante pour une lecture optimale des vidéos, lancez la lecture puis appuyez sur "pause". Laissez progresser le téléchargement et relancez la lecture une fois celui-ci suffisamment avancé!

20 janvier, 2006

Billy

Je vais vous conter l'histoire d'un garçon meurtri que j'ai écrite en deuxième année d'employé de comm' (ou alors était-ce en première?), j'espère que vous l'apprécierez, elle est hard. Attention âme sensible, passe ton chemin...
Billy
Billy était réveillé. Il regardait l'être aimé qui dormait à côté de lui. Loin de lui. Il se leva, s'habilla de noir et se rallongea doucement sur le grand lit. Les larmes aux yeux et le ventre noué, il lui adressa ces mots :
"Tu étais tout pour moi. Je t'aimais comme un fou et de par ton ignorance face à cet amour, je le deviens. J'aurais donné ma vie pour toi, sachant qu'elle n'a grande valeur sans ta présence à mes côtés.
Dès que tu apparaissais à mon regard, mon coeur malade se mettait à battre comme un tordu. Alors, l'Enfer de mes jours devenait pour un temps, Paradis. Les anges soufflaient à mes yeux la poussière du bonheur. Puis, un coup de vent emportait au loin ces particules merveilleuses et elles se dispersaient dans l'air froid de la Vie. Tu t'éloignais et les larmes, elles, revenaient.
Nous n'avons jamais eu de réel contact physique, tu en avais peur et tu ne voulais pas. Pour moi, le simple fait de sentir ta peau contre la mienne revêtait un érotisme intense. Mon être tout entier s'enflammait et je me consumais tel un morceau de papier en proie aux flammes ravageuses.
Dans l'Eternité qui m'attend, le souvenir de tes yeux m'accompagnera... Ils sont le reflet d'une âme taillée dans la beauté. Lorsque je m'y plongeais, je pouvais percevoir des petites lueurs. On aurait dit que mille lucioles virevoltaient au dessus d'un étang couleur noisette. Alors, montait en moi, le désir de me laisser couler dans cette mare. Ces petites lueurs, j'en étais amoureux. Elles brillaient telle une pluie d'étoiles filantes dans le ciel noir d'un infini vide de sens et de vie.
Je ne sais pas si tu vas comprendre cet acte mais sache que je t'aime. Je t'aime tellement. Je ne peux vivre sans toi.
Tu es là, près de moi. Tu sais tous ces mots mais je te les écris quand même."
Alors le garçon se leva. Il sortit de l'appartement et monta les escaliers qui menaient au toit. Dehors, le soleil brillait comme les yeux de l'être aimé. Billy voyait, 15 étages plus bas, les gens dans la rue, heureux de vivre, profitant du soleil présent. Il sortit de sa poche une lame de rasoir. Une larme s'écrasa sur le métal luisant. Le garçon pleurait. Sur ses joues aux mille baisers désirés, coulait tout son amour rejeté.
Son corps était froid comme la glace. Les rayons du soleil ne prenaient pas sur sa dépouille. Il ne sentait plus ses mains, glacées comme la Mort. Peut-être, la Belle Amante, attristée par les cicatrices inguérissables de la victime d'un dieu, guidait-elle les mains du garçon?
La lame glissa doucement sur son poignet. Un bracelet rouge étincela au soleil. Billy regarda vers le ciel. Il avait tant souffert de vivre qu'il n'attendait plus que cet instant. La lame heurta le sol. Les poignets au-dessus du vide, le garçon pleurait toute sa tristesse de n'avoir pu vivre cet amour à deux. Le bracelet rouge vif laissait s'échapper dans l'air délicat de l'été nombre de ses perles magnifiques. Elles sortaient de la coupure et s'envolaient plus libre qu'il ne l'aurait jamais été.
Tous les instants passés en compagnie de son tendre amour lui revinrent en tête. Ces moments de bonheur où ils riaient ensemble, où Billy arrivait à oublier ses souffrances. Ces moments où il était plus amoureux que jamais, où il aurait sacrifié son Paradis pour les revêtir de l'éternité.
Billy aimait cette personne. Mais on ne peut aimer d'un amour si fort et ne pas s'affaiblir si on ne reçoit rien en retour. Une plante donne de belles fleurs, mais si on la prive d'eau, irrémédiablement, elle se fane. Il en était de même pour le garçon.
Sa tête commença à tourner. Il vacilla sur le bord du toit. Les souvenirs faits de bonheur cédèrent leur place aux plus sombres angoisses. Son coeur se mit à battre plus vite. Les mots "Rien ne se passera entre nous" résonnèrent dans sa tête.
Son pied gauche dérapa de la toiture. Billy s'en détacha comme la feuille se détache de la branche : dans le plus grand silence et de la plus simple manière.
Son corps bascula dans le vide. Les yeux fermés, Billy ressentait une tristesse comme souvent son coeur lui en infligeait. Il ne pouvait même plus crier. Il n'en avait plus la force. En lui, à nouveau cette envie d'exploser en charpie qu'on éprouve quand même les larmes ne suffisent plus à apaiser la tristesse.
Son corps mourant fendait l'air. Derrière lui, deux petites bandelettes rouges semblaient en coudre les extrêmités pour ne pas qu'il s'effiloche. Ses larmes empressées le suivaient dans sa funeste descente.
Billy perdit connaissance avant que son corps vidé de son sang ne s'écrase dans un bruit sourd sur une voiture parquée en bas de l'immeuble.